Hôtes de nos mangeoires (2)

vendredi 7 janvier 2011 par Bernard, Thérèse

En raison de coups de froid à répétition, les visiteurs des mangeoires sont très nombreux cette saison - et nous ne sommes qu’au début de l’hiver.

On y retrouve Verdiers d’Europe (Carduelis chloris), Chardonnerets élégants (Carduelis carduelis), Pinsons des arbres (Fringilla coelebs) et Pinsons du Nord (Fringilla montifringilla) - voir l’article n° 218 de 2009-2010.

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Pinson des arbres
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couple de Pinsons du Nord

Grosbec casse-noyaux (Coccothraustes coccothraustes) et Rougegorge familier (Erithacus rubecula) sont toujours aussi assidus.

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Grosbec casse-noyaux

Le Rougegorge ébouriffe ses plumes, prenant une allure ronde et trapue. Il sautille rapidement sur le sol, s’arrête brièvement en levant la queue, repart de plus belle sur ses pattes fines et longues. Restant de préférence au pied de la mangeoire, il court s’abriter sous le thuya le plus proche au moindre danger. Il lui arrive aussi de rester sur un côté de la planchette tandis que l’on remet des graines de l’autre côté.

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Rougegorge familier

Mésanges charbonnières (Parus major), bleues (Parus careuleus) et nonnettes (Parus palustris) sont aussi assidues, mais ne restent jamais au nourrissage : arrivant à tire-d’aile, elles piquent une graine et repartent aussitôt se cacher.

On reconnaît la Mésange charbonnière (13,5 à 15 cm) à son dessous jaune orné d’une bande médiane noire, sa tête noir bleuté brillant aux joues blanches et l’étroite barre alaire blanche en travers de l’aile gris bleuté.

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Mésange charbonnière et Grosbec casse-noyaux

La Mésange bleue (10,5 à 12 cm) est de forme plus compacte, ne semblant pas avoir de cou. Sa petite tête blanche est coiffée d’une calotte arrondie bleue et est marquée d’un trait sourcilier noir. Ses ailes bleutées présentent une bordure bleu vif. C’est elle essentiellement qui se nourrit aux boules de graisse suspendues.

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Les Mésanges visitent les trous du mur à la recherche des graines déposées par les Sittelles.
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Mésange bleue

La Mésange nonnette (11,5 à 13 cm) présente une calotte noir brillant, des joues d’un blanc moins pur, une petite bavette noire mais pas d’écharpe autour du cou. Le manteau est brun et le ventre chamois.

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Mésanges nonnette et charbonnière

Nous avons eu le plaisir de voir stationner un groupe de Mésanges à longue queue (Aegithalos caudatus). Très petite mésange ronde (13 à 15 cm dont 7 à 9 pour la queue), elle a un dos noir avec une nuance lie-de-vin aux épaules et une étroite queue noire bordée de blanc.

Mésanges et Sittelles viennent se nourrir lorsque les autres convives sont rares, voire absents.
La Sittelle torchepot (Sitta europaea) (12 à 14,5 cm) a une silhouette typique : presque sans cou, avec une grosse tête et un long bec pointu. Le dessus est gris bleuté, le dessous chamois rouille. Vive et active, elle grimpe par à-coups aux branches et aux troncs, et descend la tête en avant. Elle remplit ses joues de graines avant de filer les manger ailleurs.

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Sittelle en posture caractéristique

A côté de ces "petits oiseaux", Merle noir (Turdus merula), Pie bavarde (Pica pica), Etourneau sansonnet (Sturnus vulgaris), Geai des chênes (Garrulus glandarius), Pic Epeiche (Dendrocopos major) et Tourterelle turque (Streptopelia decaocto) fréquentent la mangeoire.

Le Merle noir (23,5 à 29 cm) est entièrement noir avec un bec jaune vif et un étroit cercle orbitaire jaune. Il lève souvent sa longue queue pour la rabaisser lentement. Au sol, il avance par petits sauts "à pieds joints" et arrêts soudains. Sur la planchette, ses gestes brusques font tomber de nombreuses graines qui régaleront les petits oiseaux familiers du sol.

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Merle noir

La Pie bavarde (40 à 51 cm dont 20 à 30 cm de queue) est parfaitement reconnaissable avec son corps noir et blanc et sa très longue queue vert brillant. Elle marche hardiment, de façon un peu saccadée. Elle passe souvent à proximité, mais s’arrête rarement au nourrissage.

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Pie bavarde

L’Etourneau sansonnet ( 19 à 22 cm) est venu pour sa première saison. Aussi noir que le Merle, il s’en distingue par une observation attentive : il est piqueté de blanc jaunâtre, ses plumes ont un reflet métallique vert et violet, sa queue est courte, son bec pointu et long n’est pas jaune, et sa démarche est énergique, presque frénétique.

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Etourneaux sansonnets

Le Geai des chênes (32 à 35 cm, 54 à 58 cm d’envergure) est facile à reconnaître avec son plumage très coloré, brun-gris rosé, la gorge blanchâtre et le bas-ventre blanc, et un miroir alaire bleu. En vol, on distingue un croupion blanc. La tête a une large moustache noire qui borde la gorge. La couronne de la tête est légèrement striée et parfois dressée comme une huppe. Il est omnivore : nous l’avons vu ramasser un Chardonneret mort et l’emmener dans un arbre voisin.

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Geai des chênes

Le Pic épeiche (23 à 26 cm, 38 à 44 cm d’envergure) est le plus commun des Pic. Son ventre blanchâtre se termine par un toupet de sous-caudales rouges - du même rouge vif que sa nuque, voisinant avec une calotte noire et des joues blanches. Ses flancs sont rayés. Ses ailes sont noires barrées de blanc. Il présente deux grands ovales blancs sur le dos.

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Mimétisme ? le Pic et le Geai ont eu la même posture à la mangeoire !

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Geai des chênes
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Pic épeiche

La Tourterelle turque (31 à 34 cm, 48 à 56 cm d’envergure), de couleur claire et à longue queue, se reconnaît à son étroit demi-collier noir bordé de blanc sur l’arrière du cou. Son œil sombre tranche sur sa tête uniformément gris clair. Fermée, la queue paraît blanche en-dessous. Peu farouche, elle se présente en couple au nourrissage.

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Tourterelle turque

Avant de se nourrir, les oiseaux se perchent sur les branches émondées des fruitiers.

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Mais ils ne sont pas les seuls !

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Si l’Epervier d’Europe (Accipiter nisus) est présent au nourrissage, il ne s’intéresse pas aux graines. C’est un petit rapace (29 à 34 cm, de 60 à 80 cm d’envergure) à ailes larges, obtuses et assez courtes, et longue queue portant quatre ou cinq barres. Son vol caractéristique consiste en coups d’ailes assez rapides (qui le font monter) interrompus par de courts planés (qui le font descendre), d’où une trajectoire légèrement onduleuse. Il arrive souvent au ras du sol ou au coin de la tour pour surprendre ses proies.

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Epervier d’Europe

Tous les oiseaux se nourrissant sont sur le qui-vive et la moindre alerte les fait s’envoler à tire-d’aile. Les mésanges, tapies dans les buissons environnants, sont alors les premières à revenir à la mangeoire, d’un ultra-rapide aller et retour.

Le spectacle est permanent et remplace avantageusement la télévision aux heures de repas, qui sont aussi les leurs.

Bibliographie : Lars Svensson et col. (2000) L’Album Ornitho Delachaux et Niestlé


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