Epervier mâle

Photo et texte de Jean-Yves Cretin
Ce mâle d’épervier, reconnaissable à son dos bleuté, son ventre rayé horizontalement de gris et de roux, son œil avec l’iris jaune, était posé sur une haie de thuya (comme quoi ça peut servir, finalement !) aux Auxons sous mes fenêtres : il venait de manquer des mésanges au nourrissage ! Il faut en effet signaler que – comme l’autour, nettement plus grand – c’est une espèce ornithophage : donc réaliser un nourrissage hivernal n’attire pas que des mésanges et des pinsons, mais aussi leurs prédateurs. Il chasse en vol par surprise, en fonçant sur ses proies. En vol, on notera ses ailes courtes et arrondies et sa queue longue : cela lui permet d’évoluer très vite et de changer brutalement de direction à la poursuite de sa proie…
Le mâle pèse environ 150 grammes, est à peu près 1/4 plus petit que la femelle – on le qualifie de « tiercelet » comme pour d’autres espèces de rapaces -, ce qui permet aux individus d’un couple de chasser des oiseaux de tailles différentes : de petites à moyennes pour le mâle, de moyennes à grandes pour la femelle, donc de mieux exploiter le milieu et simultanément de se faire moins de concurrence… C’est de l’écologie pure !
C’est enfin l’un des rapaces communs en Franche-Comté, avec la buse variable et le faucon crécerelle, des espèces présentes toute l’année.