Sortie mycologique 2026 au bois d’Aglans

Plus de 70 personnes sont venues au bois d’Aglans à la Vèze pour participer à la traditionnelle sortie mycologique organisée par la SHND ce samedi 26 septembre.

Si le sol était trop sec pour de bonnes conditions de pousse des champignons, l’après-midi est idéale pour une balade en forêt. Plus de 50 espèces ont toutefois été recueillies puis présentées individuellement sur la table du parking de la cabane de chasse.

Le groupe a été divisé en deux : un groupe orienté écologie des champignons mettant l’accent sur leurs relations avec les arbres environnants, l’autre groupe faisant de la mycologie « plus traditionnelle ».

Dans les deux groupes, des spécialistes étaient là pour nous présenter les caractères particuliers qui permettant d’identifier les champignons : lamelles, tubes, en observant leur insertion sur le pied. On parle de lames adnées lorsque les lames rejoignent le pied, adnées décurrentes si en plus elles descendent le long du pied, etc.

L’existence d’un anneau, d’une volve ou d’un bulbe font partie des critères utiles.
La couleur des sporées est également un caractère d’identification : spores blanches, rosées, grises, noirâtres, etc…
L’observation de la consistance du pied est également utile. Maintenant on sait que le pied d’Helvella elastica est élastique, on peut le vriller sans le rompre.

On a également retenu que les toxines des champignons restent dans leur champignon sans contaminer tout le panier lors du ramassage !

On a appris, on a appris … beaucoup de choses intéressantes sur ces champignons qui ont réussi à pousser dans ce sol si sec.

Un élément essentiel pour pouvoir identifier les champignons : utiliser un couteau pour extraire la totalité du pied qui s’enfonce parfois très profondément dans le sol.
Mais surtout, on a appris les relations entre les champignons et les arbres. Il faut rappeler que le « champignon » est la partie visible que nous cherchons, mais  aussi la partie invisible bien plus complexe qui vit et se développe sous terre.

On appelle sporophore, la partie visible, qui se développe au-dessus du sol et est responsable de la reproduction des champignons.
On appelle mycélium, la partie invisible à l’œil nu, indispensable à la croissance et à la survie des champignons.

Bien au-delà de leurs qualités gustatives ou esthétiques, les champignons jouent un rôle fondamental dans l’équilibre des forêts. Certains dégradent la matière organique ce qui permet le recyclage d’éléments essentiels à la nutrition des plantes et la formation du sol fertile : l’humus résultant assure la structure du sol, la rétention d’eau, la capacité à nourrir les plantes, etc.
Ces champignons décomposeurs créent aussi un habitat favorable pour de nombreux micro-organismes et invertébrés, contribuant à la biodiversité du sol.

D’autres champignons sont en symbiose avec les arbres. Avec son rhizome, le champignon va chercher très loin l’eau et les minéraux pour les apporter à l’arbre et l’arbre fournit au champignon des sucres issus de la photosynthèse. Les racines des arbres sont ces lieux d’échange. Ainsi arbres et champignons forment une alliance qui explique pourquoi certaines espèces de champignons ne poussent que sous un type d’arbre précis.

En conclusion, faute d’avoir fait une récolte à mettre en omelette, cette sortie mycologique a permis une approche très intéressante de la biodiversité.

Merci aux mycologues qui ont assuré le service.

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