La photo de la semaine 20 de 2026

Ascalaphe soufré
Libelloides coccajus

Avec une envergure de 45 à 55 mm, l’Ascalaphe soufré est une des deux espèces d’ascalaphes présents en Franche Comté sur la douzaine connue en France. C’est un superbe insecte de la famille des névroptères, à mi-chemin entre les papillons ou les libellules. Il en diffère par ses longues antennes se finissant par des sortes de massues.

La tête, le thorax et l’abdomen sont robustes et très poilus. De couleur noire, ce dernier est terminé chez le mâle par des cerques formant des crochets qui lui permettent de saisir les femelles en vol.

Les ailes sont vivement colorées et sont d’un beau jaune vif tendant vers le fluorescent ! Les ailes postérieures sont triangulaires et possèdent une tache noire qui s’étire tout le long de l’abdomen. On peut noter un nombre considérable de nervures sur ces ailes, le différenciant nettement des libellules.

L’ascalaphe soufré fréquente des milieux lumineux, herbeux, notamment les pelouses sèches sur substrat calcaire (Grand désert de Bregille, pelouses de Chaudanne), les éboulis rocheux, les versants ensoleilles (pelouse du Dafois à Deluz), les prairies. Il peut aussi se trouver dans des secteurs humides, mais hors d’eau (molinaies de l’étang du Breuillez près de Bremondans).

L’ascalaphe soufré est actif uniquement de jour et possède un régime carnivore. Il consomme de petites proies, principalement des diptères, tels que les mouches, les moucherons, les moustiques ou les chironomes qu’il capture en vol.

Son vol est agile et rapide avec des changements de direction brutaux. Il se pose souvent sur des tiges de graminées. Il vole de mi-avril à fin juin.

C’est J.C. Robert qui le premier avait attiré l’attention sur cet insecte autour de Besançon (Bull. SHND n°68 de 1966).

Une espèce voisine, l’ascalaphe ambré (Libelloides longicornis) est beaucoup plus rare et plus tardif. Pour en savoir plus, comparer les deux espèces et voir leur répartition en Franche-Comté on consultera la revue l’azuré n°16 (pages 8-9)en cliquant sur le lien suivant :

https://cen-franchecomte.org/app/uploads/2023/03/Revue_azure_16.pdf

Texte et photos de N. Morre-Biot et M. Rossy

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