Malformations et déformations du crâne de l’homme

Conférence SHND par le Professeur Alain Czorny
Mardi 13 novembre 2018 à 20 h 30 à l’amphi A, bâtiment de métrologie de l’UFR Sciences & Techniques de la Bouloie, route de Gray à Besançon

Le Professeur Czorny parlera d’un sujet qui de premier abord peut surprendre, car il a trait à la formation du crâne… et aux déformations qui peuvent apparaître, des processus qui de toute manière ont donné “une certaine tête” à chacune et chacun d’entre nous.

Alain Czorny, chirurgien reconnu, a enseigné et pratiqué au CHU de Besançon durant de nombreuses années. Sa spécialité était la neurochirurgie en particulier chez les enfants. Sa connaissance du crâne et des aléas lors de sa croissance lui a permis, avec 3 de ses collègues, de publier un splendide ouvrage, «Le crâne, tête de vie».

Avec le sens de l’humour que nous lui connaissons déjà et ses qualités de pédagogue – il est venu nous exposer en octobre 2017 un remarquable pensum sur « La tête de l’homme qui marche » -, soyez certains que vous apprendrez en cette circonstance à mieux vous connaître et reconnaître…

Faites l’information auprès de vos amis et venez nombreux.

Résumé

Le crâne est l’élément protecteur du cerveau et, par sa rigidité, le vecteur de la morphologie de la tête.

Chez l’homme, sa mise en place débute vers la 8eme semaine de grossesse, et sa croissance est presque terminée après 3 ans. C’est vers 8 ans qu’il aura atteint son volume définitif, alors que sa morphologie va se modifier durant toute la vie de l’individu, jusqu’à la fin avec les process de sénilité.

Le crâne est formé de 21 pièces osseuses juxtaposées, liées par des joints souples jusqu’à 3 ans. Ces pièces s’étendront en surface tant que la croissance du cerveau exigera du volume disponible. Parallèlement, des mécanismes de modelages adaptent la forme et la surface osseuse à l’accroissement du volume cérébral.

Ces mécanismes complexes sont appelés accommodation cranio-encéphalique.

La survenue d’une malformation du cerveau, d’un trouble du développement de la boite crânienne, ou l’exercice de forces inhabituelles appliquées sur la tête, vont alors se manifester par des déformations de l’extrémité céphalique.
Dans une optique thérapeutique, il est indispensable d’identifier une pathologie encéphalique (une trop grosse tête = hydrocéphalie, une toute petite tête = microencéphalie), une malformation du crâne (maladie de la croissance = craniosténose) ou une déformation fonctionnelle secondaire (torticolis néonatal, préférence de décubitus…).

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Chaque pathologie doit être traitée selon un horaire adapté, avec pour objectifs :
• une adaptation cranio-cérebrale optimale garante de l’intellect de l’enfant puis de l’adulte,
• une morphologie correcte, indispensable pour le bien-être psycho-affectif.

Quelques bases d’anthropologie seront utiles pour différencier les paramorphies, qui sont des variations non pathologiques individuelles ou ethniques, des malformations qui sont toujours pathologiques.

Une attention portée, dès la naissance, sur l’extrémité céphalique permet de garantir à l’individu de s’épanouir dans son eccéité.

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