Les vignes sauvages (Vitis vinifera subsp. sylvestris (Gmelin) Hegi) du massif jurassien : biologie et écologie, caractéristiques génétiques, liens possibles avec les cépages jurassiens

Conférence SHND par Max André
Mardi 12 mars 2019, à 20 h 30 dans l’amphi A de l’UFR Sciences et techniques de la Bouloie, route de Gray

ENTRÉE LIBRE

Max André est président de la Société botanique de Franche-Comté et membre du Bureau du Conservatoire botanique national de Franche-Comté. Naturaliste polyvalent, c’est un botaniste reconnu, un mycologue averti (auteur et co-auteur de plusieurs publications comtoises sur ces sujets), mais également un véritable “curieux” de Nature.

Passionné d’ampélographie et en étroite relation avec le laboratoire de l’INRA de Montpelier en pointe dans ce domaine, il nous présentera les résultats de leur recherche avec son frère Gilles concernant la vigne sauvage européenne Vitis vinifera subsp. sylvestris. C’est “LA” seule espèce susceptible de donner un vin de qualité, et dont les sélections millénaires ont conduit à la dénomination de cultivars qui constituent dorénavant les immenses surfaces viticoles à un niveau mondial avec presque 8 millions d’hectares…
Considérée comme rare mais sans doute plutôt méconnue par les forestiers et les botanistes, la vigne sauvage apparaît en Franche-Comté d’après ces investigations orientées bien plus commune que cela était imaginé au départ !

Résumé

La lambrusque sauvage est l’ancêtre de la vigne cultivée et ne doit pas être confondue avec les nombreuses vignes «ensauvagées», porte-greffes américains ou franco-américains le plus souvent.
Elle est devenue rare et menacée en France et en Europe pour des raisons multiples : destruction ou modification de son habitat, exploitations forestières, aménagements divers et pollutions génétiques.
De récentes prospections nous ont permis de découvrir d’importantes stations dans le massif jurassien et plus particulièrement en Franche-Comté dont des sites préphylloxériques. Cette métapopulation, une des plus importantes connues à ce jour en Europe, possède des caractéristiques propres : ces vignes sauvages occupent essentiellement des forêts colluviales exceptionnelles à forte naturalité aussi bien en ubac qu’en adret. La biologie de l’espèce explique en grande partie cette situation.
Les liens avec la géologie sont analysés et comparés avec ceux des cépages cultivés dans le vignoble jurassien.

Les caractéristiques génétiques de cette population vieillissante présentent une originalité intéressante et posent la question des menaces actuelles et de la nécessité d’une gestion conservatoire de cette espèce patrimoniale remarquable en Franche-Comté.

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